mardi 30 novembre 2010

Réponse à iindie, impossible à mettre en ligne, probablement à cause du nombre de signes

Bonjour iindie,


Tout d'abord, merci pour votre contribution et pour le temps que vous avez du consacrer à la rédaction de cette réaction.


Je n'en regrette que le ton que je trouve pour ma part agressif. Ce n'est pas parce qu'on crie ou qu'on invective que l'on a raison. L'échange, le dialogue, la confrontation des idées et des arguments sont beaucoup plus constructifs que l'aboiement. En tous cas, ils font plus appel à la raison et à l'intelligence.


Bien que vous argumentiez peu et affirmiez beaucoup, je vais vous répondre point par point, en essayant, toujours, de faire plus appel à votre raison qu'à vos tripes.


    1) "A mon bon souvenir l' avortement se pratiquait de manière illégale mettant en danger les femmes et les enfants"

    Un avortement met toujours, par définition, l'enfant en danger puisqu'il a pour finalité de le tuer, en cela la légalisation de l’avortement n'a rien changé, si ce n'est de mettre en danger (selon vos propres termes) 220 000 enfants par an au lieu de 5 à 10 000.

    "dans l' intérêt d'un "ordre moral" , "d'équilibre de la société" on fermait les yeux sur les mutilations laissées par les innombrables "faiseuses d' anges".

    "Innombrables", voilà bien une exagération, il y a du avoir 15 ou 20 cas en 40 ans!

Au delà de la langue de bois, le fonds du problème que vous soulevez est de deux ordres:


  • Peut-on considérer dans une démocratie qu'à partir du moment où une part, si infime soit elle de la population ne respecte pas la loi, c'est à loi de s'aligner?

Dans ce cas, puisque des automobilistes ne respectent pas les limitations de vitesse et que cela engendre des morts et des blessés, pourquoi ne pas autoriser les grandes vitesses? Il y aura plus de morts (comme dans le cas de la légalisation de l'avortement) mais ce seront des morts légales... Vous pouvez tenir ce raisonnement sur les cambriolages ou sur tout les interdits qui sont enfreints (remarquez, on vient bien de voir une ministre de la santé le proposer pour la drogue...).


  • Vous abordez la notion "d'ordre moral".

    Oui, c'est un bien capital. Peut on imaginer une société humaine structurée et organisée sans "ordre moral"? Lorsque vous décrétez que votre voiture est à vous, d'où vous vient cette notion de propriété, sinon d'un "ordre moral"? Lorsque vous décrétez que "le corps de la femme lui appartient" au mépris de la reconnaissance de quelque droit que ce soit à l'être vivant qui est dans son ventre, le considérant comme une chose et non comme un être, c'est au nom de quoi, sinon d'un "ordre moral"? L'ordre moral est indissociable de la société humaine. Ce que vous refusez, c'est "un certain" ordre moral. Vous, pas "vous" personnellement mais tous les acteurs et les moutons de l'ordre moral actuel, avez substitué à un ordre moral qui sacralisait la vie humaine, qui avait ériger l'atteinte à la vie humaine en tabou, un nouvel ordre moral qui affirme la prédominance du fort sur le faible. C'est cet ordre moral, cette échelle de valeurs, qui vous permet de considérer comme normal de tuer un enfant in utero par simple choix, mais aussi (dans les faits sinon dans les textes) extra utero comme deux jugements récents de mères infanticides multirécidivistes l'ont illustré, de trouver normal de tuer in utero un enfant atteint d'une maladie (cela s'est appelé en d'autres temps « eugénisme »), de trouver normal de tuer des personnes âgées que vous jugez "incurables", de trouver normal de tuer toute personne se trouvant dans un coma profond etc etc...

Oui, votre ordre moral, votre échelle de valeurs, je les conteste. Oui, je suis convaincu que nul ne doit décider pour autrui du droit de vie et de mort. Votre ordre moral, directement issu des idéologies totalitaires (l'avortement fut longtemps l'apanage des dictatures nazies et communistes, tout comme l'eugénisme, tout comme la glorification du suicide. Margaret Sanger, fondatrice du planning familial, était elle même une adepte de l'idéologie nazie, amie de Ernst Rüdin dont elle a publié les œuvres dans sa revue et s'est appuyée sur le KKK pour imposer le planning familial aux USA) ne me convient pas. Je le dis, je le crie.

Je suis convaincu qu'il représente un retour à la barbarie et suis convaincu qu'il est possible par la raison, par la conviction, de reprendre la marche en avant vers la civilisation et la domination de la raison sur l'animalité.


2) "Aujourd'hui dans un pays laïc et c'est la que le bas semble blesser l'auteur chaque individu à le droit de disposer comme il l' entend de son corps d' opérer des choix pour son avenir sans en référer à une autorité de type religieux , c'est une considérable avancée."


Tout d'abord, permettez moi de vous inviter à prendre une planisphère, à y cocher les pays laïcs, les pays théocratiques, puis, sur calque de mettre les zones d'influence des différentes religions. Que constaterez vous? Les pays laïcs du monde (sauf la Chine pour des raisons historiques complexes) sont dans la sphère d’influence chrétienne, pas un pays théocratique n'est dans la sphère d'influence chrétienne. Votre discours permanent visant à vouloir opposer christianisme et laïcité est un discours idéologique ne correspondant en rien à la réalité. La notion même de laïcité est née du christianisme "rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Donc, en rien, la notion de pays laïque ne peut me blesser, bien au contraire.

Que chacun puisse disposer de son corps et opérer ses choix pour son avenir, c'est très exactement ce que je proclame!!! Nous sommes enfin entièrement d'accord. Oui, l'enfant qui est dans le ventre de sa mère a le droit de faire ce qu'il veut de son corps (et pas forcément de se retrouver dans une poubelle d’hôpital), oui, l'enfant qui est dans le ventre de sa mère a le droit de vouloir mourir de sa propre mort après avoir vécu tout ce qu'il envie de vivre. Le choix de sa mère a été fait en amont. Si l'enfant est là, c'est que sa mère a fait, en amont un choix qui a conduit à cette situation. Erreur? Accident? Qui doit assumer pour cette erreur ou cet accident? L'enfant? Quelle est sa part de responsabilité dans cette erreur ou cet accident?


Oh, je sais, comme pour les 15 faiseuses d'anges, vous allez me sortir les 500 viols. Bon, admettons. Quid des 219 500 autres avortements par an?


Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait que nul ne doit avoir à référer à quelque autorité de type religieux. Par contre, je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous dites que la situation actuelle est une avancée considérable. Jamais, en France, la religion n'a gouverné l’État (c'est plutôt celui-ci qui a essayé, toute au long de l'histoire de maîtrisée celle-là), par contre aujourd'hui, nous voyons clairement l' État travailler à l'instauration d'une religion (financements, modifications de lois, remise en cause de principes républicains) et certains pays limitrophes (Allemagne, Pays Bas, Grande Bretagne) voient déjà leur système judiciaire "doublé" par un système parallèle religieux. Si vous êtes authentiquement laïque, de "beaux" jours se préparent devant vous... Vous allez regretter les cathos :-))


3) "Aujourd'hui en France , pays laïc , il est interdit ,dans le cadre d'une fonction d'éducation, de pratiquer le moindre prosélytisme religieux ou politique , ce qui à été mentionné par rapport à l'auteur via sa hiérarchie pour des faits antérieurs à ceux qui lui sont aujourd'hui reprochés. Enfin il est difficile de considérer la distribution de tracts comme un "acte neutre".


J'hallucine! J'ai un fils qui vient de rentrer en 6ième. En trois mois il a déjà eu droit à une visite de la mosquée locale, à un imam "père d'un élève de la classe" (c'est l'argument massue qu'on m'a répondu) venu dans la classe expliquer l'islam et pourquoi (ça m'a un tantinet "escagacé") le christianisme est polythéiste et seul l'islam est monothéiste. En histoire, il a eu droit en contrôle à la question "Pourquoi la démocratie athénienne n'est elle pas parfaite?" "Que pensez vous de la place qui était faite dans la cité aux métèques?" "Comment pourriez vous transcrire cela dans la démocratie d'aujourd'hui?". C'est quoi tout cela sinon du prosélytisme religieux et politique?


Pour en revenir au sujet qui a motivé mon article, que seul le planning familial ait le droit d'intervenir dans les classes pour faire sa propagande pro-avortement, ce n'est pas du prosélytisme?


Quant à vos remarques sur la hiérarchie, sur des faits antérieurs, je ne polémiquerai pas sur le sujet. Je ne peux qu'affirmer et vous aussi, nous n'avancerons pas dans le débat. Très probablement, comme dans le cas du prof d'histoire qui avait été suspendu pour avoir "osé" enseigner à ses élèves la vraie histoire de mahomet et non la légende préparée par la PropagandeStaffel de l'EN, plusieurs années de procédure et un arrêt du Conseil d’État lui permettront d'être réintégré dans l'intégralité de ses droits. Mais sa vie sera changée, on l'obligera à engager des sommes faramineuses en procédures et en avocats, il sera mis au pilori, bref, outre que sa vie sera bouleversée, on découragera toute velléité chez ses confrères. Cela s'appelle la loi de la terreur.


Je ne sais rien de la distribution de tracts que vous évoquez. Est-ce le texte de la loi Veil auquel vous faites allusion?


4) " L' avortement est un fait de société et souvent un malheur pour celles qui le vivent ,car souvent l' avortement est une porte de secours nécessaire pour faire face à une grossesse non désirée au départ."


Cette grossesse "non désirée", elle est arrivée comment? Par l'opération du St Esprit? La manière que vous avez d'énoncer la chose est caractéristique de votre volonté de dé-personnaliser et de dé-responsabiliser le débat. A vous lire, la grossesse est une maladie qui est tombée sur le ventre de la pauvre femme, comme une grippe ou un cancer. Faux. Si une femme est enceinte, c'est qu'elle a eu des rapports sexuels non protégés ou sans contraception. Elle a donc pris consciemment des risques. Pourquoi? Parce qu'elle s'est dit qu'après tout, si elle se retrouve enceinte, elle "pourra toujours le faire sauter". Pourquoi croyez vous que la France est le pays qui compte le plus d'avortement par femme en age de pro-créer? Cette statistique a ému Madame Veil elle même qui a déclaré récemment qu'en aucun cas elle n'a voulu la situation actuelle. Mais voilà, seul le planning familial, association qui ne perçoit aucun don ni cotisation et dont les permanents, les locaux, le matériel de propagande sont intégralement payés par des subventions, c'est à dire de l'argent public, a accès aux écoles pour faire sa propagande. Lorsqu'une femme enceinte se pose des questions sur l'attitude à adoptée, elle est immédiatement jetée dans les bras de ce même planning familial qui ne lui délivre AUCUNE autre information que celle concernant l'avortement et qui la prend immédiatement en charge pour l'orienter vers un lieu où elle avortera. Le coût de l'avortement sera pris en charge par la collectivité.

Résumons. A l'école, le planning familial bourre le crane des gamines en leur assurant que l'avortement n'est pas un crime, qu'il ne s'agit que d'un amas de cellules et qu'elles ont de toute manière le droit de ne pas vouloir être enceinte, donc de faire sauter l’intrus. Personne n'a le droit (c'est l'objet de l'incident qui vient d’avoir lieu avec le prof) de tenir un autre discours. Si vous avez le malheur de montrer des photos, une vidéo, histoire d'illustrer la tronche de "l'amas de cellules", vous êtes une ordure qui chercher à traumatiser les enfants. Moi, je trouve que l'ordure, c'est celui qui lobotomise les mômes. Les seuls centres d'accueils existants sont gérés par le planning familial. Contrairement à tous les autres pays où l'avortement existe, aucune information contradictoire n'est délivrée aux femmes. Et pour couronner le tout, la femme qui, d'une manière ou d'une autre, est responsable de l'état dans lequel elle se trouve, après avoir été psychologiquement dé-responsabilisée, est matériellement et financièrement dé-responsabilisée.

Total, 220 000 avortement par an en France.



"Une femme qui vit un avortement le vis déjà suffisamment difficilement sur le plan psychologique et physiologique pour que l' on n' en rajoute pas une couche supplémentaire via des images choquantes que l'on assène à un public mineur en abusant de l' autorité que l'on confie à un individu via l'enseignement. En faisant cela le professeur à tout simplement abusé de la confiance de son ministère de tutelle mais aussi celle des parents et des enfants à sa charge pour faire valoir des opinions qui lui sont propres."


C'est faux; c'est vous qui êtes gênée par ces images. C'est vous qui voyez, devant vos yeux bouger l'illustration de votre mensonge. L'expression de la vérité, l'information contradictoire, ce ceux qui ne sont pas sûrs de leurs opinions qui en ont peur. D'ailleurs, qui sait si la diffusion en masse de ces images ralentirait vraiment le nombre d'avortements? Pendant des siècles, les exécutions à mort ou à la roue avaient lieu en place publique. Est ce à ce moment qu'à émerger un réel mouvement contre la peine de mort? non, c'est plus tard, lorsque les exécutions avaient lieu à huis clos. Vous ne voulez pas que s'exprime une opinion autre que la votre parce que vous êtes coincés dans un discours et une posture que vous savez difficilement défendables... au regard d'un autre discours que vous faites semblant de tenir sur la démocratie et liberté d'expression.


5) "L' abus de confiance à donc généré une réaction forte et rapide de la part de sa hiérarchie, l' enseignement est aussi la création d'une multitude de liens de confiance entre l' élève et ses professeurs mais aussi du professeur envers l' élève , ses parent , la hiérarchie de l'enseignant , en rompant ces liens l'enseignant c'est exposé à la colère del' ensemble de ces personnes, ce qui à mon avis n' est que justice."


Je crains que vous n'aillez pas très bien lu. Ce n'est pas "l'ensemble de ces personnes" qui s'est plaint. Au contraire. Seule la hiérarchie a frappé. Oui, ce prof n'avait pas compris (ou a provoqué, la suite le dira...) que son rôle n'était pas d'enseigner, ni de former des "esprits citoyens", mais de beugler et d’asséner la vérité officielle de l'ordre moral en place. En cela, oui, je suis d'accord avec vous, il n'a respecté sa mission. La Gestapo lui est tombé dessus.


6) "Peut on arrêter une idée ?" mais que quelle idée parlons nous ici ? Du retour ........il est drôle de lire un homme citer ses pires ennemis , car pour rappel l' église catholique s'est fortement érigée contre la Révolution française."


Là, au moins, vous êtes clair. Sus et haro sur l’Église catholique. Mais qu'est ce que l’Église catholique vient foutre là dedans?


- Vous parlez de "diktat" de l’Église catholique. Qu'est ce qu'un diktat? Quand l’Église a-t-elle imposé un diktat sous Napoléon III? L'église catholique prêche. Elle prêche effectivement pour une échelle de valeurs différente de la votre. Et alors? Pourquoi tant de haine à son égard, quand TOUTES les autres religions condamnent l'avortement, et pas de la manière dont le fait l’Église catholique. Lisez ce qui est réservé comme châtiment à la femme qui se fait avorter dans la religion musulmane ou juive... Une excommunication semble bien peut de chose au regard d'une lapidation, n'est ce pas? A non, c'est vrai, nous n'accordons pas l'un et l'autre la même valeurs à la vie humaine.

- Votre dernière phrase est à mourir de rire. Je ne sais pas si c'est au lycée qu'on vous appris cela ou si c'est le résultat de la propagande de la bien pensante et de l'ordre moral bourgeois qui nous gouverne, mais ça vaut son pesant de cacahuètes! Je ne vais finalement pas reprendre l'histoire de la révolution comme vous me donnez envie de le faire. Mais il est clair qu'un tel déni de la réalité historique, un tel renversement de la réalité et de la chronologie des faits illustre parfaitement votre approche et votre conception goebbelsienne de cette matière. Je comprends que l'attitude de ce prof vous fasse attraper des boutons:-))


7) "Mais parlons un peu plus du mouvement auquel l' enseignant semble se rattacher c' est à dire le mouvement pro-vie et là on touche un peu le fond quand on voit que certains d'entre ce mouvement s'insurge contre l'avortement thérapeutique , menace les médecins pratiquant l' IVG etc , la liberté d'expression et d'action des individus s'arrête là ou commence celle des autres. Peut on assassiner au nom du droit à la vie ? Pour certains individus ce réclamant de cette mouvance c'est bel et bien le cas."


Décidément, toujours cette rhétorique fascisante. On part de "semble appartenir", simple supposition, pour se lancer dans une diatribe.


A part cela, j'en sais rien, moi, si ce prof est dans la mouvance pro-vie ou non. Mais sur vos accusations, je me sens en droit de répondre, parce que moi, j'en suis proche de ce milieu pro-vie. "Contre l'avortement thérapeutique.." Comme d'hab, on s'écarte des faits pour chercher le pathos. Les pro-vie, comme moi, estiment que la vie de chacun est la liberté de chacun et que nul n'est en droit de décider de la mort d'autrui.


C’est quoi, un avortement "thérapeutique"?


Si c'est les cas extrêmement rares où la vie de l'enfant met en danger la vie de la mère, vous ne trouverez personne pour dénier à la mère le droit de choisir.

Si par contre, comme c'est la quasi unanimité des cas de ce que vous appelez avortements thérapeutiques, le fait que l'enfant soit atteint d'une maladie génétique ou d'une malformation, alors là, c'est clair, nous considérons que la mère n'a pas à choisir pour l'enfant. Ce que vous prêchez, dans votre logique meurtrière, c'est ni plus ni moins l'eugénisme. La race parfaite que l'on obtient en éliminant tous les mal-formés.

J'ai bien connu un de ces mal-formés. Un homme extraordinaire. Un pianiste de jazz. Il s’appelait Petrucciani, Michel Petrucciani. Nous avons tous pleuré quand il est mort (même s'il ne le voulait pas), nous savions depuis longtemps et lui depuis toujours qu'il devait mourir "jeune". J'aurais bien voulu vous voir lui expliquer que sa mère aurait du avorter, tiens!

De plus, votre idéologie sur l'avortement dit "thérapeutique" engendre une société parfaitement "meilleur des mondes". L'an passé, en France, une femme a demandé à la justice le droit d'avorter au delà de la durée légale, au nom d'un avortement "thérapeutique".... Son enfant risquait d'avoir un bras atrophié!!! Nous voyons cela en Chine où les femmes avortent systématiquement lorsque l'enfant est une fille. Nous le voyons avec l'implantation d’embryons où les femmes choisissent le sexe, la couleur de peau. Bientôt, elles seront en mesure de choisir la couleur des yeux, la taille etc...

Oui, votre "avortement thérapeutique" est la porte ouverte à la marchandisation du corps humain, est une version moderne du vieil eugénisme, bref est une idéologie anti-humaniste. Voilà pourquoi nous sommes un certain nombre à émettre une opinion opposée à ces conceptions.


Vos accusations sur les menaces de médecins sont odieuses. Qui menace qui? Citez moi UN cas, en France, de menace faite à l'encontre d'un médecin. Par contre, vous, les pro-mort, vous les tenants de l'ordre moral et du pouvoir totalitaire, vous les menacez, les médecins. En permanence. Vous voulez leur interdire le droit le plus élémentaire de la clause de conscience. Vous refusez à un médecin, qui a juré de se consacrer à sauver des vies, le droit d'estimer qu'un avortement est contre sa conscience. Mais comme ils résistent, vous essayez de leur faire imposer par une résolution européenne. Mais comme votre manœuvre ne fonctionne pas et qu'il vous manque toujours plus de main d’œuvre pour votre basse besogne, vous voulez maintenant obliger les sages femmes, qui ont choisi cette spécialité pour la joie que procure la naissance, à pratiquer des avortements. Elles aussi, résistent. Après la liberté de parole, d'opinion, d'information, vous violez maintenant la liberté de conscience. Un journaliste, un chauffeur de bus, un prof ont le droit de "retrait" au nom de leur conscience et pas un médecin, pas un professionnel de santé! Totalitarisme, quand tu nous tiens!


Je ne répondrai même pas à l'accusation d'assassinat. Vous allez me citer UN cas au USA, d’un allumé qui a tiré sur un médecin pratiquant des avortements. Outre le fait que les USA sont coutumiers des fait divers à armes à feu, il faut être de bien mauvaise foi pour relier ce meurtre à un mouvement d'opinion mondial. Surtout de la part de ceux qui, justement, prône le droit de tuer et sont à l'origine de 220 000 morts par an, rien qu'en France.


8) " Il est un peu comique ..."


Ouais, bon, on tombe dans le graveleux. La pédophilie n'est pas l'apanage de tel ou tel. Là encore, votre haine vous égare. Est il bien nécessaire que je vous cite tel grand chanteur-acteur-défenseur des causes, éminence incontestée de la bobosphère, ou tel patron d'une grande chaine de radio écoutée des jeunes récemment condamné, ou tel élu socialiste condamné la semaine dernière ou tel prof de l'EN il y a quelques mois ou de tel journaliste d'un grand quotidien de gauche, ou tel humoriste « de gauche »... Hélas, ceci est un mal (tiens, vous le considérez comme un mal, auriez vous quelques réminiscences de judeo-christianisme? Vos collègues bobos bien pensants Lang, Kouchner, July, Con Bendit et d'autres dont je n'ai plus les noms en tête, ont signé il y a quelques années un appel dans Le Monde pour la libéralisation des rapports sexuels avec les mineurs....) présent dans toutes les couches de la population humaine.


10) Je vois qu'en plus d'être imperméable à l'humanisme, vous n'entendez pas l'humour non plus. Quant à la religion des Celtes, elle a évolué dans l'histoire. Les Celtes ont embrassé la religion chrétienne très tôt et avec facilité. Ils y ont retrouvé bien des aspects de leur antique religion qui n'avait que difficilement survécu à la persécution que les romains, en particulier César qui a massacré tous les druides, lui avaient fait subir. Tellement bien embrassée qu'ils en fait leur propre version, avec leurs saints, leurs traditions et ne se sont rallier formellement à Rome que tardivement. Mais tout cela est une autre histoire (encore faut il aimer l'histoire...).


Dans cette longue réponse, je vous accuse à plusieurs reprises d'être l’apôtre d'un monde et d'une idéologie de mort, de haine, de matérialisation et de marchandisation de l'humain. J'espère que vous n'avez pas pris ces propos comme personnels, mais à travers vous, c'est à tous ceux qui prêchent ces valeurs que je réponds.


Parmi nos lecteurs, certains seront peut être tentés de croire que j'exagère, que je noircis le tableau. Outre tous les exemples que je donne et que vous pouvez vérifier, voici encore une citation: A l'occasion d'un appel à contre-manifester, pas plus tard que la semaine dernière, voici ce qu'écrivent les pro-mort: "Nous n’avons pas cette conception de la place de chacun-E dans notre société et revendiquons la liberté de choisir de tuer l’enfant non désiré ou pas." ref: http://grenoble.indymedia.org/2010-11-18-Stop-aux-anti-avortement-a


Le combat contre l'avortement n'est pas le seul combat des pro-vie. La lutte contre l'euthanasie en est aussi. Probablement fera-t-il de ma part l'objet d'un autre article. Pour comprendre ce combat, voici une citation: "«…l’allongement de la durée de la vie n’est plus l’objectif souhaité par la logique du pouvoir. Dès qu’il atteint 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. En effet du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement… L’euthanasie sera dans tous les cas un des instruments essentiels de nos sociétés futures, dans tout les cas de figure… Des machines à tuer permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera insupportable et économiquement coûteuse. Je pense donc que l’euthanasie sera la règle de la société future.» De qui est-ce? De Monsieur Jaques Attali, dans "L’avenir de la vie" (Seghers 1981).


Vous comprenez mieux?

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